livre de chevet
En ce moment, je ne travaille pas trop, il faudrait d'ailleurs que je m'y mette, j'ai un mémoire à écrire d'ici juin. En attendant, mon livre de chevet est un guide sur NY où je compte bien aller fêter Noël avec mon amoureux.
Voilà une toute petite histoire :
1/ je leur présente mon livre en me prenant en photo avec mon macbook
2/ mais enfin, c'est vrai...
3/ ... le titre est à l'envers, hihihi !
4/ bon recoiffons-nous et regardons où est le MOMA
5/ allez je laisse tomber, et je fais des photos pseudo-artistico-effrayantes, youpi !
avant / après dans la salle de bain

avant / pendant / après dans l'ancien bureau


Avant et après les premiers passages des amis, qui, tous les mercredi et tous les dimanche depuis un mois viennent aider V. dans "la vieille maison". Il y a énormément de boulot, c'est une très ancienne maison qui vient juste d'être libérée de deux années passées entre les mains de locataires affreux, qui ont peinturluré toutes les pièces n'importe comment, et qui n'ont jamais ouvert une seule fenêtre. Je me souviens de mes premiers pas juste avant l'Inde dans cette maison que j'ai tant aimé et que j'ai eu tant de mal à voir occupée par des gens si peu sympathiques. Je lui ai dit tout bas que promis, la belle, on te remettra sur pied, et on fera de toi un lieu où résonneront les rires. Pour l'instant, je n'ai rien fait moi-même, mais je salue tout bas la bande qui s'attelle à cette lourde tâche. On est dimanche, dans quelques heures vous allez vous y retrouver, vous allez décider de qui va faire quoi, puis vous allez mettre un disque et faire des plaisanteries tout en travaillant. Ma maman vous fera un déjeuner tout spécial, et puis vous vous remettrez au travail. Le soir, vous dînerez avec ma famille, ébahie devant le travail effectué. Je le sais, c'est comme ça tous les dimanche. Alors, C., A., B., C. et bien sûr V., alors mes amis, de l'autre côté je pense bien fort à vous, qui construisez avec nous notre maison, sans compter votre temps ou votre fatigue. Que j'aime ces poutres, ce mur en brique, cette verrière, que je serai heureuse et fière d'habiter là. Vous serez toujours les bienvenus.
par la fenêtre
A la bibliothèque.
avant de m'endormir
Quand j'étais en hypokhâgne, j'ai traversé une période très dure où j'ai mis en place, malgré moi, tout un rituel du coucher que je reproduisais chaque soir. Il fallait que je prépare mon sac pour le lendemain, que j'ouvre mon lit un peu à l'avance pour m'y glisser une fois mes dents brossées, et surtout, surtout, il fallait absolument qu'une fois couchée je n'entende plus aucun bruit. Ni la radio bien sûr, ni une lessive qui serait en train de tourner, ni le bruit du frigo - pourtant minime et lointain, mais qui me semblait être celui d'un moteur - c'est bien simple, je traquais le moindre bruit, le moindre souffle. Le tic-tac d'une montre me mettait hors de moi, alors autant dire que les crapauds de la mare du voisin me rendaient folle. Je souffrais d'une hyperesthésie. Et je viens de me rendre compte, en prenant ces photos, que deux ans après, et sûrement parce qu'ici je suis complétement seule, je considère le coucher comme un acte sensoriel. Le rituel a changé, mais avant de dormir, je me plais à regarder les boules de ma guirlande qui brillent dans le noir, écouter comme j'aime tant la rumeur de la ville, caresser du doigt le petit autocollant en relief caché dans un coin du lit, boire un peu d'eau et mettre un peu de baume sur mes lèvres, et, en ce moment, juste avant de sombrer dans le sommeil, enfouir mon visage dans un foulard où il y a le parfum de mon amoureux. Et dans ma taie d'oreiller, ici celle à rayures roses, il y a toujours mon doudou, un maillot de bain de ma maman qui me suit depuis que j'ai un an, mais est-ce bien sérieux pour une jeune fille de vingt ans de révéler ce genre de trucs...
dans le métro
Je n'avais vraiment pas le coeur à photographier hier, tendue de tout mon être, la boule au ventre parce qu'un sale type m'a embêté pendant toute la durée du trajet - peut-être aurais-je dû le prendre en photo, lui, ça l'aurait décontenancé - je me suis rattrapée aujourd'hui. Voilà mon métro.
turquoise vermillon
Les murs de l'appart' où je vis affichent de drôles de couleurs, laissées par l'occupant précédent. Il y du bleu, du rouge, et aussi un peu de rose. J'aime bien le matin quand le store reproduit sur le mur des rayons de soleil bien rectilignes, comme ceux que je dessinais petite. Et c'est l'heure de mon premier thé de la journée, dans mon grand grand mug ( enfin, là, ce n'est même plus un mug ) ikéa tout blanc, très pratique parce que je n'ai pas de théière ici. Et pendant que ça infuse, un tour obligé sur internet, avant de regarder l'heure et de courir, vite vite. Hop, une robe, une écharpe, les clés, je dévale l'escalier, je défais l'antivol du vélo, je pédale oh oui je pédale vite, le vent frais sur le visage, et les talons qui se prennent dans les pédales alors je lève les jambes et ça file tout seul. Je range le vélo, je cours, ma carte vite, hop je passe le tourniquet, je cours dans les escalators et dans le petit escalier, je déboule sur le quai, et je vois tous les visages tournés vers moi, surpris. C'est vrai qu'ici ce n'est pas comme à Paris, personne ne court, et les métros sont plus rares. Alors je prends un air digne, comme si "non non je ne courrais pas enfin, qu'est ce que vous croyez" et je marche jusqu'au bout du quai, où il y a toujours le même garçon. On se jauge et puis on monte dans le métro. Un changement, un bus avec une cloche à actionner pour demander à débarquer, hop je descends, je cours encore un peu, et puis j'arrive à la fac. Juste le temps de manger un bout à la cafet' et c'est parti pour six heures. de cours. Quand je rentre, le thé au fond du mug blanc ikéa est froid, et le sachet tout rabougri.
- et c'était la pause thé, premier jour de mon thème quotidien avec mapivoine, à vous les studios -
dimanche 15h30
Le dimanche 21 septembre à 15h30, je travaille au soleil, avec la jolie trousse cousue par mon amoureux.
Dimanche dernier, à 15h30, j'étais au mall en train d'essayer des robes de soirée trop grandes avec une copine. Et dimanche prochain ? Un muffin aux bleuets dans un parc, peut-être.
bijou
J'aurais pu choisir de vous montrer le porte boucles d'oreilles en forme de lyre que m'a offert ma maman pour mes vingt ans -j'ai une passion pour les boucles d'oreilles- ou bien la bague de la Saint Valentin de mes dix-sept ans, ou bien ma bague-pompon bleue turquoise, ou bien encore ma boîte à bijoux de chez Muji, pleine à craquer, mes bracelets de cheville en argent, mes sautoirs.
Mais j'ai choisi ma petite bague blanche de rien du tout en forme de fleur, achetée deux euros cet été quand il commençait à faire beau.
Je l'aime beaucoup, et elle fait toujours un effet fou.
l'inconnu
Mon inconnu du vendredi à moi, en trois parties
salle de bain / miroir
Ma salle de bain est toute sombre, surtout le matin. C'est une douche à l'américaine, sans pommeau, juste un jet qui tombe du mur, et avec un gros rideau de douche bien épais -moi qui ai horreur de ça, je suis ravie- pour ne pas transformer la pièce en piscine. Une ambiance un peu hitchockienne ( écrit la fille qui pense à Psychose à chaque fois qu'elle prend sa douche ).
Alors je n'utilise pas vraiment le miroir de la salle de bain, je préfère le tout petit qu'il y a dans ma chambre, qui a le mérite d'être très ensoleillée.
C'est là que je me maquille. D'ailleurs sur la photo, mon crayon n'est pas très bien mis. Pas facile de faire les deux choses à la fois.




























