Puis un jour
c'est l'été
et c'est dimanche
et les framboises, poussent par milliers.
J'ai taché de fruits rouges ma robe blanche
et je veux ... lalala ...
...un doux mélange de romance et de démence...






// La chaleur est arrivée, et avec elle le vernis rose fluo sur les ongles, les sandales compensées, le bronzage des copines -jamais le mien-, les salades de tomate, la panna cotta à la rose -ma découverte du moment, qui fait le délice de mon amoureux- / On s'est tous réunis pour fêter juillet, un dimanche matin, autour d'un énorme brunch. Puis Camille a sorti sa guitare, N. son violon, et V. son saxo, et c'était parti pour des improvisations qui donnaient envie d'être des tziganes. On a fini, beaucoup plus tard, et après avoir ouvert la porte de la voisine qui avait laissé ses clés à l'intérieur avec une pochette en plastique -trop fortiches-, par chanter un peu trop faux Les copains d'abord, accompagnés par la guitare de Camille. Puis Dans le port d'Amsterdam, et quand le mot accordéon arrivait, ils tournaient tous leurs regards vers moi et c'était drôle / Et, après quelques soirées sur les quais, quelques pique-niques dans des parcs, quelques verres en terrasses, madame bleue s'est envolée pour notre dear India, A. pour Montréal, et Camille est repartie aussitôt pour de nouvelles aventures -mais sur le sol français cette fois- / J'ai enfin vu Sofia et son adorable petit poisson -le premier enfant à s'endormir sur notre canapé- et d'autres copines rencontrées sur internet un dimanche, avant de filer, avec mes nouvelles ballerines soldées au bout argenté -so 7ème arrondissement ça, hinhinhin- à la grande maison. Il y avait la chatte sur la passerelle, regardez comme elle paresse au soleil, tout en gardant bien la maison, et comme elle baille quand on arrive, regardez-moi ces yeux et ces si longues moustaches blanches. Je crois sur parole Anouk quand elle dit que c'est le plus beau chat du monde / Il y avait notre amie américaine de passage à Paris, qui nous a invité au resto italien pour me remercier d'avoir photographié la chapelle un jour de mars où j'avais la tête sous l'eau et même que ça m'avait sauvé, cette proposition, et on s'est régalé / Et puis, un midi où le temps se couvrait, j'ai attendu fébrilement Janou devant le métro où on avait rendez-vous. Que c'est drôle de reconnaître tout de suite un visage que l'on n'a pas vu depuis plus de six mois, que c'est doux de réentendre une voix qu'on aime et que l'on ne connait que par le fil si ténu qu'est internet. On s'est serré fort dans les bras et puis on est allé déjeuner. C'était bien trop court, bien trop précipité, mais ça a réchauffé mon coeur. Et le soir, j'ai réécouté ces chansons qu'elle m'avait fait découvrir, un soir de grand froid à Montréal, toutes les deux calfeutrées, un verre de vin à la main. Merci ma Janou / Les ciels -pensée pour mon cher W.Mouawad- me fascinent, je passe ma vie les yeux en l'air, ils sont si beaux l'été / Je suis amoureuse de V. et je sens que j'ai beaucoup de chance //
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