06 septembre 2011

dans les yeux des poupées je vois tes yeux

// C'est la rentrée les gars ! / On a posé les valises, tout rangé, et déjà regardé les photos des vacances mille fois ; je garde dans un coin de mon cœur les images des trois jours passés au bord de la Manche avec Nathan, Anouk, papa & maman, et puis Bertille, évidemment. Trois jours à manger des frites, et du poisson ; à parler d'avenir, de l'avenir de notre famille qui va changer un peu maintenant ; à jouer aux cartes avec les petits dans notre chambre d'hôtel, à se coucher en se faisant la tête, forcément ; à marcher sous la pluie, à se baigner sous la pluie. Il y avait des oiseaux partout. Partout. / J'ai écrit encore quelques lettres en moi-même avec cet autoportrait comme illustration, mais je crois que celles-ci resteront des mots de tête. / Je viens de compter, j'ai étudié six ans depuis mon bac, si ma soutenance fin septembre se passe bien, je vais avoir mon diplôme, mais je me rends compte que je.ne.sais.pas.ce.que.je.veux.faire. Lalalalaaaa. Ça m'angoisse un peu, des fois. Mon papa dit que je suis une rebelle, j'aime bien. Pour le moment, j'ai juste envie d'écrire. Des vies, la vie. / Alors peut-être que cette année à venir je vais faire réparer mon vélo, acheter ce sac un peu cher mais que je trouve si beau, et puis cette carte qui va me permettre d'aller tout le temps au cinéma, continuer à m'apprendre, faire des surprises à ceux que j'aime, faire semblant de chercher un stage, traîner une copine à l'aquagym (Caro, si tu me lis...?!), dépoussiérer mon accordéon, et mon appareil photo, oublier un peu la boîte de bonbons rescue au cassis sur ma coiffeuse, cuisiner plein de choses délicieuses, laisser l'automne venir, remettre mon vernis préféré, feuilleter le catalogue de la Redoute, nous offrir des draps en lin, lire des livres le soir dans mon lit et me coucher avant l'heure fatale de 1h23 du matin. / Pour le moment, je passe mes jours à bercer l'Énergumène brûlante de fièvre, j'ai le diaphragme tout coincé de la voir malade pour la première fois, un sale virus qui, bizarrement, décale encore un peu la vraie entrée à la crèche. Je crois qu'on a encore besoin l'une de l'autre. // 

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Posté par polaroidgirl à 21:42 - - Commentaires [52] - Rétroliens [0]


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