25 janvier 2013

tous les enfants de l'enfer

Est-ce que j'y pense, hein, est-ce que j'y pense ; j'essaye de me convaincre que oui, que oui j'y pense mais je sais bien que non. Non, je n'y pense pas, voilà, c'est comme ça, je n'y pense pas. Pourtant parfois, et toujours quand je m'y attends le moins, je l'imagine. Je me figure son corps nu dans la douche où elle ne sait plus descendre seule ; j'imagine le tremblement qui agite ses mains lorsqu'elle tient son sac collé contre sa vieille poitrine fatiguée, de peur qu'on le lui vole. Dans sa propre maison, oui, qu'on le lui vole dans sa propre maison. Alors elle le serre, contre elle, fort, avec les mains qui tremblent, assise dans le fauteuil du salon où le temps ne bouge plus. Elle sait encore s'habiller seule, je crois. Le reste, non, elle ne sait plus. Préparer à manger, jouer aux dominos, prendre sa douche, elle ne sait plus. Elle ne lit plus, non plus, ni romans ni journaux, elle ne regarde plus la télévision, elle n'écoute plus la radio. Pourquoi ? Parce qu'elle oublie, d'une seconde à l'autre, ce qu'elle a vu lu entendu, alors elle ne peut pas suivre, rien suivre, ni récit ni feuilleton ni reportage. Rien. Parce qu'elle oublie, d'une seconde à l'autre. Elle n'ouvre plus les albums photos qu'elle a confectionné avec amour pendant des années. Parce que, sur les pages qu'elle pourrait tourner, elle ne reconnaîtrait plus personne. Presque plus personne. Je ne suis pas idiote tu sais, elle dit, au téléphone. À qui pense-t-elle parler ? À qui parle-t-elle ? Elle oubliera le coup de fil dans la minute où elle raccrochera le combiné. Non, je n'y pense pas, voilà, c'est comme ça, je n'y pense pas. Pourtant parfois, c'est comme si je ressentais dans ma chair la peur qui l'envahit. Parce qu'elle sait, qu'elle oublie tout, que la vie lui file entre les mains. Elle sait qu'elle ne peut plus rien faire, alors elle joue encore un peu, elle fait encore un peu semblant. Il paraît qu'elle dit qu'elle écrit dans son journal mais il paraît aussi que toutes les pages sont blanches. Elle sait qu'elle ne sait plus rien faire, elle sait qu'on ne peut plus rien faire. Elle doit mourir de peur, ma petite grand-mère, dans son lit trop grand sa chambre trop grande sa maison trop grande. Elle va mourir de peur. Alors elle évoque son aimé, mon grand-père, elle se raccroche au mort comme à une bouée de sauvetage. Mais c'est trop tard, elle sait qu'elle ne reviendra plus en arrière, qu'elle oublie les choses pour toujours, qu'elle ne sait plus quel jour on est, et si c'est la nuit ou le jour, et où elle a mis ses clés. Assise toute habillée dans le salon, à quatre heures du matin, elle attend. Elle perd la tête, elle perd le corps. Putain c'est ça, la mort, c'est tout qui rétrécit, le champs de vision, le champs des possibles, le champs de bataille. 

On dirait une romance des temps modernes, un truc qui pourrait être adapté et joué par la fine fleur du cinéma français et que les gens iraient voir le samedi soir à vingt heures pour, you know, se divertir. Mais c'est pas du cinéma, c'est la vie telle qu'on la vit à côté de moi. Le jeune comédien blond aux yeux bleus qui, pour gagner un peu sa croûte, est réceptionniste dans un hôtel du XXème arrondissement, un hôtel où on paye en barrettes de shit, un hôtel miteux où les chambres servent de maison aux chinois et de lieu de passe aux putes du quartier. Un jour, il la voit entrer, et il la trouve belle, avec son teint mat et ses grands yeux sombres au regard perdu. Il la trouve belle, toujours, quand elle sourit et qu'il découvre que toutes ses dents sont noires. Elle, c'est une rom, elle a vingt-deux ans. Elle a été mariée à quatorze ans, elle a deux enfants de deux pères différents, elle ne les a pas vus depuis des années, ils vivent dans deux pays différents, elle ne les reverra peut-être jamais, ses gosses. Elle a son bac, et un petit diplôme de couturière, mais en attendant de trouver du travail, elle fait la manche assise à la station de métro sur la ligne 4. Tous les deux, ils font l'amour bruyamment le jeudi soir dans un appartement de la Goutte-d'Or où le garçon habite plus ou moins. Le matin, il part pour l'hôtel, et elle pour le métro. Elle a une valise quelque part, juste une valise, pour toutes ses affaires. Le soir, en rentrant du travail, il passe voler du saumon au supermarché pour lui préparer un bon dîner. Personne ne comprend, mais ils avancent comme ça. Bon an mal an. 

Madame bleue me manque. Elle a pris l'avion pour voler vers son destin. De là-bas, de trop loin, elle m'envoie des mails qui me racontent le tournant que prend sa vie. La vie, sans elle, c'est un tout petit peu moins la vie. Il n'y a qu'avec elle que je suis capable d'aller dîner au restaurant, et puis, en partant, de dire au serveur qu'on reviendra pour le dessert après le ciné. Et de repousser la porte, deux heures plus tard, passé minuit, pour commander une crème au caramel et un banana split. Il n'y a qu'avec elle que je peux tout dire, tout tout tout dire. Il n'y a qu'elle qui sache tout, et même ce que je ne sais pas encore. Et puis, les mots de mon père qui fait parler Jeanne d'Arc dans un monologue incroyable, écoutés un soir de semaine dans une ancienne chapelle transformée en théâtre. Je regarde souvent, ces temps-ci, les photos de ma vie d'avant, les photos de quand on était amoureux fous, de quand on était trois. J'ai souvent l'impression que V. est mort, il m'arrive même de souhaiter qu'il y ait une tombe quelque part sur laquelle je pourrais me recueillir, et puis prier et puis même, qui sait, pleurer. Il y a trop de choses dans ma tête, trop de vies dans cette vie. Dans le grand lit, le petit corps de Bertille se presse contre le mien. Mes lèvres sur son front brûlant, je grelotte de froid en m'accrochant à l'idée que dans une semaine, tout ça sera terminé. La fièvre nous entraine, l'une et l'autre, dans des montagnes russes qui font du lit une toupie, de la couette une mer houleuse qui nous donne envie de vomir. Sa maladie contre la mienne, on lutte, on tousse, on pleure un peu, on geint beaucoup. Je découvre la solitude ; ah, ça va être ça, la vie. Le réveil sonne alors qu'on vient juste de s'endormir, et on part, elle pour la crèche moi pour l'IUFM. Elle s'accroche à moi en pleurant avec sa voix enrouée, les yeux fous de fièvre et suppliants. Dans le métro, je pourrais tuer tout le monde. De sang-froid, buter tout le monde. Ce n'est rien, vous savez, rien d'autre que le métier qui rentre.

Les baisers rue Gracieuse. 
Les baisers rue Gracieuse, en descendant de moto. On dirait qu'on a une relation illégitime. Les mains froides, les siennes, les miennes ; les nez rouges, le sien, le mien. Les petits paquets de mouchoirs achetés la veille, rue Monge. On dirait un vieux couple, à faire nos courses ensemble. Les baisers rue Gracieuse, ce sont des baisers d'adieu, hein, d'accord ? Et puis, quelques heures plus tard, mon portable qui vibre contre ma cuisse. Non, pas d'accord. Et tant pis si la vie est bizarre, tant pis si rivedroite rivegauche on ne sait plus très bien où on est, tant pis si on passe la Seine comme on enjambe un caniveau, tant pis si lui comme moi, nous sommes encore un peu attachés à nos passés, parfois maussades, souvent mélancoliques. Mais il y a les textos si on se voit ce soir interdiction d'être chiants, les goûts et les dégoûts communs, la galette des rois apportée pour fêter mon déménagement, l'euphorie qui nous gagne au fur et à mesure d'un déjeuner dans mon ex-futur-nouveau-quartier-adoré, ils ont mis un truc dans le vin ou quoi ? et puis, tout de suite, mais non, c'est juste qu'on est bien ensemble. Le front contre la vitre, en regardant la neige tomber, je pense que je suis déjà venue à cette fenêtre il y a quelques mois. Avant mes concours, avant Montréal, avant la folie, avant sauve qui peut (la vie), avant les deux ans de mon tigron. Je me demande s'il a remarqué à quel point je suis différente depuis, s'il me connaît assez pour ça. Sans doute pas. Mais il y a moi qui l'aide à choisir des lunettes dans toutes les boutiques de son quartier, et lui qui m'envoie des suggestions de morceaux de musique à écouter selon mon humeur. Le code de son immeuble, le nom de son parfum, le nouveau thé que je ne connaissais pas, les librairies dans lesquelles nous sommes entrés, les cafés desquels nous sommes sortis, son pouce sur mon tatouage et sa main qui ébouriffe mes cheveux.

La mer grise, l'amer gris, la terre pâle, la mort nue, l'amour noir, l'église blanche, le litige, le vestige. Le vertige, le vertige, le vertige qu'il y a à comprendre que nous ne sommes là que pour un petit moment, un tout petit moment. L'urgence qu'il y a à écrire la promesse de disparaître avant d'oublier. « Ce qu'il y a entre nous / entre autre / risque de suffire / à nous exploser »

 

*

[je ne sais plus très bien comment le dire,
mais merci encore
vous m'aidez à go on, vraiment]

*

Posté par polaroidgirl à 23:14 - - Commentaires [40] - Permalien [#]

Commentaires sur tous les enfants de l'enfer

    J'aime quand tu éveilles en moi la vie, Pauline. Les 90 bougies que ma mèregrand a soufflées cet automne, quand nous sommes allés la serrer dans nos bras, là-bas, dans les Landes... tes images éveillent des images, ton souffle ravive la vie. Tu me sembles reprendre des forces et c'est frétillant à lire. Passez un bon week-end maman Tigresse.

    Posté par nata, 26 janvier 2013 à 00:03 | | Répondre
  • Ohlala.
    CrazyGirl.

    Posté par Lisa, 26 janvier 2013 à 01:03 | | Répondre
  • oh oui pauline tu as changé; je te lis depuis bien longtemps et j'écris parfois sous tes mots parce que je voudrais que cela ne finisse pas, pas encore. mais tu as raison, ta vie, c'est ta vraie vie, ce n'est pas mon spectacle du petit matin. le coeur serré, je découvre tes souffrances, celles que tu laisses sortir en les rendant si belles. et puis toujours ce garçon à la moto, qui revient si souvent. et là, mon coeur bat la chamade pour toi. prends soin de toi

    Posté par poulette sacree, 26 janvier 2013 à 06:56 | | Répondre
  • Cette dernière phrase, photographiée dans mon livre chipé, en sirotant ton jus à la couleur folle, celui qui, tu sais, s'appelait la vie en rose. Let's do this, Pauline, j'arrive.

    Posté par Victoire, 26 janvier 2013 à 08:25 | | Répondre
  • Pauline, pour moi, tu es la Taylor de "l'arbre aux haricots" et la Dina du "livre de Dina". Entière, sauvage, tellement sensible, tellement émouvante...

    Posté par Clo, 26 janvier 2013 à 10:38 | | Répondre
  • Tu as lu "les sentiments" de D. Foenkinos ? Si non, je te l'apporte dans deux semaines, ça devrait te parler et te plaire. Des bisous copine.

    Posté par Sofia, 26 janvier 2013 à 11:22 | | Répondre
  • \(^o^)/

    Posté par Nadia, 26 janvier 2013 à 12:55 | | Répondre
  • merci à toi Pauline. Et cette dernière phrase.. d'où vient-elle ?

    Posté par mirabellef, 26 janvier 2013 à 13:06 | | Répondre
  • toujours aussi émouvant, touchant...merci

    Posté par bonheuretchance, 26 janvier 2013 à 13:47 | | Répondre
  • C'est incroyablement beau ... Toujours aussi bien écrit .... J'espère que tu seras publiée un jour ...

    Posté par Mina, 26 janvier 2013 à 14:02 | | Répondre
  • Je passe souvent vous lire, sans rien écrire...
    Hier ma petite grand-mère a été placée, parce que sa maison est devenue beaucoup trop grande, parce qu'elle ne reconnait presque plus personne quand elle tourne les albums faits avec amour, parce qu'elle écrit tous les jours dans ses cahiers qui restent vides...
    Aujourd'hui je lis vos mots, qui résonnent incroyablement...
    MERCI pour cette si belle écriture (et vos choix de musique !)

    Posté par Flavie, 26 janvier 2013 à 14:26 | | Répondre
  • Entre mes larmes une chanson me reviens, elle aussi me parle, comme vos mots qui coulent sur mes joues et me transperce le coeur.
    http://www.youtube.com/watch?v=fz4dPLziFWc

    Merci Pauline

    Posté par Lili 69, 26 janvier 2013 à 14:27 | | Répondre
  • À chaque fois que je te lis je suis triste et heureuse à la fois. Triste, car tu excelles à évoquer la peine, la douleur, la mélancolie, et tant d'autres choses, et heureuse car ça me fait chaud au cœur qu'il existe des gens comme toi, tellement humains et tellement doués.

    Posté par pascale m., 26 janvier 2013 à 16:54 | | Répondre
  • <3 <3 thinking about you

    Posté par theladyonthemoon, 26 janvier 2013 à 18:42 | | Répondre
  • ton histoire est très touchante. Tu verras avec le temps tu seras encore plus forte et ta vie sera encore plus riche. V ne sera plus le centre de tes soucis. Profites bien de ces moments précieux avec tigrou et "grandit" encore. J'adore tous tes post qu'ils soient tristes ou joyeux car tu es dans le vrai et c'est l'essentiel. Merci

    Posté par lou-m, 26 janvier 2013 à 19:44 | | Répondre
  • Yououou vive l'a mour !

    Posté par agathe, 26 janvier 2013 à 19:49 | | Répondre
  • Je te serre fort en pensée.
    Tu écris si bien malgré la douleur, les difficultés d'avancer lorsque tout semble confus.Tu es belle Pauline et tu transmets tout cela à ton joli tigron.Une trés belle leçon de vie.Merci à toi.

    Posté par Bridget, 26 janvier 2013 à 20:15 | | Répondre
  • Ici aussi "la vie telle qu'on la vit à côté de moi" cette semaine, c'était poignant, touchant, délirant... comme un film mais la vraie vie. Tu l'écris si bien...
    J'aime toujours beaucoup tes mots, découvrir qu'il y a un nouveau message...
    que la vie te soit douce, malgré tout...

    Posté par Quatre pommes, 26 janvier 2013 à 21:13 | | Répondre
  • peut être qu'elle oublie tout
    mais au fond d'elle, elle sait qu'elle a une arrière petite fille, et même si parfois elle n'est plus là, et même quand elle ne sera plus là, cette arrière petite fille elle l'aura connue, et ça, personne ne saura l'effacer
    .... les larmes aux yeux en lisant ce post, je repense à ma grand mère, qui me manque toujours autant, partie il y a 18 ans, la moitié de ma vie sans elle, la moitié avec elle, mais le regret que jamais mes enfants n'aient connu un de mes grands parents, la tristesse quand je pense à eux, mais aussi la certitude que des étoiles veillent, quelque part, et que leur souvenir reste là, et que ça personne ne me le prendra, même quand le blues s'installe....
    mille mercis encore encore encore pour ce que tu écris, des pépites qui réchauffent quand ici aussi, il y a la toux, la fièvre, les nuits difficiles, les doutes, la vie compliquée et farceuse, celui qui est là et celui auquel on pense trop souvent. les textos aussi, les clins s'oeil qu'on attend, ceux qu'on envoie, .... voilà, la vie en quelque sorte. pfff et même si elle est dure parfois, voilà on avance, on essaye, même si parfois on aimerait trouver le bouton pause, ou stop, ou marche arrière....
    pauline, merci

    Posté par rafo, 26 janvier 2013 à 22:09 | | Répondre
  • et cette relation" illégitime" ou pas, vis la à fond. profites-en, fonce

    Posté par rafo, 26 janvier 2013 à 22:10 | | Répondre
  • tu m' émeus toujours autant...c'est comme un film de Donzelli avec son ex (futur) Jérémie...ENCORE !!!

    Jolie Pauline, Fragile Pauline, Talentueuse Pauline, Aimante Pauline, Aimée Pauline...prends soin de vous.

    (R)écoute la 10 de Luce.

    Posté par Castille&moi, 26 janvier 2013 à 22:34 | | Répondre
  • Quel talent rare...Tombée ici au hasard de mes errances virtuelles...je n'arrive pas à ressortir...Je suis remontée loin, loin...Jusqu'au papa dansant avec la mini fille...J'ai mal pour toi, pour elle...Je ne vous connais pas, mais je vous envoie à toutes les deux de gros bisous réconfortants. Courage!

    Posté par Anne B, 27 janvier 2013 à 07:24 | | Répondre
  • Oh la la Pauline...Encore une fois des pensées douces et chaleureuses, des bisous très doux pour ton merveilleux tigron...et te dire que ton êcriture est belle et vive, généreuse et revigorante, émouvante et magnifique... Merci à toi car ce blog va toujours vers le bon, le beau, le vrai comme diraient les vieux sages...

    Posté par Nanou, 27 janvier 2013 à 11:30 | | Répondre
  • que dire ? à part que mille vies en une, 1000 joies et 1000 soucis en une vie, c'est notre vie à toutes plus ou moins, on ne sait vivre autrement passionnément, tu la racontes en poésie, avec notre coeur qui bat à chaque lignes, bravo !

    Posté par aile, 28 janvier 2013 à 07:31 | | Répondre
  • il dirait que ce sont encore mes hormones et peut-être aurait-il raison.
    Mais c'est peut-être juste ce texte, ces photos et cette musique. les larmes roulent sur mes joues alors que n'importe qui peut débarquer dans mon bureau, il manquerait plus que ça, tiens.
    c'est de ma faute, je reviens toujours ici pour ça, pour vibrer et me sentir vivante, même si c'est en pleurant ces derniers temps.

    Posté par aude, 28 janvier 2013 à 10:13 | | Répondre
  • ...une moitié...ma moitié...mon sang...ma petite...vit loin loin loin de moi...elle vit mais si loin que moi aussi qu'elle n 'est plus...ma tristesse du fond du corps...coule dans mes veine des larmes...de chagrin...peut-être un deuil pour moins souffrir au quotidien...loupé!!!!
    Alors bon grandir grandir grandir mais pourquoi!!!!!
    Souvenon- nous d'aujourd'hui est demain d'hier***

    Posté par icelollies, 28 janvier 2013 à 17:27 | | Répondre
  • C'est bizarre d'adorer lire tes mots sur tes maux, non?!!!Encore, encore...

    Posté par Florence, 28 janvier 2013 à 23:43 | | Répondre
  • Je survole les commentaires qui précèdent le mien, le premier que je laisse. ils disent tous en substance ce que j'ai envie de te dire (aussi). Si ton écriture nous touche et nous émeut autant, je crois, ce n'est pas tant parce qu'elle est "belle"(elle l'est, aucun doute là-dessus), c'est parce qu'elle est avant-tout personnelle, sincère et vivante, vibrante, tu ne caracoles pas sur un monde fantasmée, tu sembles livrer réellement une partie intime de toi-même. Ta relation aux autres, tes chagrins et tes douleurs, tes doutes et ta joie, tes désirs et ta volonté sont authentiques. Ils me touchent beaucoup, je l'avoue (et c'est assez rare dans ce monde blogosphérique ). Courage, certains chagrins semblent ne jamais vouloir se dissiper, avec leur lot de regrets et d'absence, de manque. Je te souhaite d'être heureuse. Pour toi, pour elle. Take care!

    Posté par Cécile, 29 janvier 2013 à 07:00 | | Répondre
  • fantasm"é". Désolée. L'émotion du premier commentaire peut-être

    Posté par Cécile, 29 janvier 2013 à 07:08 | | Répondre
  • Je te lis et ta vie me semble un peu un roman... tu écris bien, tes mots me donnent force. tu est toi et moi et nous toutes. tu est forte parce que tu est faible et tu le sais. biz!

    Posté par ema, 29 janvier 2013 à 08:54 | | Répondre
  • c'est fou la vie mais ces jours-ci c'est moi qui vient chercher des réponses par ici, par chez toi ... j'ai juste envie de te dire que ça ira Pauline, oui, ça ira. Je t'embrasse **

    Posté par elo, 30 janvier 2013 à 13:02 | | Répondre
  • "ça, c'est une chanson d'amour" a dit Gabriel, 3 ans et 11 douzième. Tu as un public jeune et varié.

    Posté par Gaëlle, 30 janvier 2013 à 14:55 | | Répondre
  • Toujours aussi touchante ton écriture...et c'est précieux.

    Posté par la femme baleine, 30 janvier 2013 à 20:38 | | Répondre
  • pffffiou!!!comme d'habitude la vie au galop et les rugissements de plaisir au tournant de la rue.

    bon, et puis comme tu comemnces a me connaitre tu ne seras pas etonnee si en te lisant je chante "j'y pense et puis j'oublie. c'est la vie, c'est la vie"

    kiss

    Posté par lilou, 30 janvier 2013 à 21:01 | | Répondre
  • BIM. "Putain c'est ça, la mort, c'est tout qui rétrécit, le champs de vision, le champs des possibles, le champs de bataille." Touchée en plein cœur.

    Posté par Cléa, 30 janvier 2013 à 21:07 | | Répondre
  • C'est dur de commenter ici parce qu'on a envie de parler de ton écriture , de la beauté de tes mots, des claques que l'on se prend..mais tout çà, on le dépose sur ton sang et sur tes souffrances et on n' a plus envie de s'extasier...

    Posté par LUISASI, 31 janvier 2013 à 06:57 | | Répondre
  • Tant mieux que l'on t'aide à continuer, parce que putain c'est beau de te lire et de te suivre!

    Posté par Mel0, 31 janvier 2013 à 12:25 | | Répondre
  • Tes mots sont touchants. J'en ai les larmes au yeux et le coeur qui chavire. Ta petite grand-mère c'était la mienne il y a quelques années, qui traversait la même souffrance, la même errance, qui se raccrochait comme elle pouvait au passé. Que j'hésitais à aller voir parce que ça me fouttait en l'air de la voir se perdre et de ne pas parvenir à la guider. Elle est partie depuis bien longtemps déjà.
    Et puis il y a cette petite lueur à la fin, cette relation qui se noue...régale toi!

    Posté par Hélène, 31 janvier 2013 à 13:50 | | Répondre
  • je sors du bain, j'essaie ma nouvelle robe petit bateau, je lui dis qu'elle sera bien pour quand pépin, et je guette de nouveaux mots de ma dame... doux samedi, et à tout à l'heure ♥ !

    Posté par mllelobster, 02 février 2013 à 16:46 | | Répondre
  • "La mer grise, l'amer gris, la terre pâle, la mort nue, l'amour noir.."
    Pourtant que de couleurs dans vos mots.
    La sublimation de la douleur, c'est ça vraiment qui aide à "go on"!!
    Continuez encore encore et encore.
    Si ce n'est pour les autres avant tout faites le pour vous . Pour la vie.

    Posté par Angélique, 03 février 2013 à 22:43 | | Répondre
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