mes chaussures du moment
Mes chaussures du moment sont les mêmes que l'année dernière, mes bottes argentées chéries. Elles sont parfaites ici pour l'instant, puisqu'il fait un peu froid mais qu'il ne neige pas encore
quel temps il fait aujourd'hui ?
Aujourd'hui il a fait grand grand soleil, je n'avais même pas le bout du nez un peu rougi en arrivant à la fac.
Et, sept heures après, quand je suis repartie, il faisait nuit.
livre de chevet
En ce moment, je ne travaille pas trop, il faudrait d'ailleurs que je m'y mette, j'ai un mémoire à écrire d'ici juin. En attendant, mon livre de chevet est un guide sur NY où je compte bien aller fêter Noël avec mon amoureux.
Voilà une toute petite histoire :
1/ je leur présente mon livre en me prenant en photo avec mon macbook
2/ mais enfin, c'est vrai...
3/ ... le titre est à l'envers, hihihi !
4/ bon recoiffons-nous et regardons où est le MOMA
5/ allez je laisse tomber, et je fais des photos pseudo-artistico-effrayantes, youpi !
par la fenêtre
A la bibliothèque.
avant de m'endormir
Quand j'étais en hypokhâgne, j'ai traversé une période très dure où j'ai mis en place, malgré moi, tout un rituel du coucher que je reproduisais chaque soir. Il fallait que je prépare mon sac pour le lendemain, que j'ouvre mon lit un peu à l'avance pour m'y glisser une fois mes dents brossées, et surtout, surtout, il fallait absolument qu'une fois couchée je n'entende plus aucun bruit. Ni la radio bien sûr, ni une lessive qui serait en train de tourner, ni le bruit du frigo - pourtant minime et lointain, mais qui me semblait être celui d'un moteur - c'est bien simple, je traquais le moindre bruit, le moindre souffle. Le tic-tac d'une montre me mettait hors de moi, alors autant dire que les crapauds de la mare du voisin me rendaient folle. Je souffrais d'une hyperesthésie. Et je viens de me rendre compte, en prenant ces photos, que deux ans après, et sûrement parce qu'ici je suis complétement seule, je considère le coucher comme un acte sensoriel. Le rituel a changé, mais avant de dormir, je me plais à regarder les boules de ma guirlande qui brillent dans le noir, écouter comme j'aime tant la rumeur de la ville, caresser du doigt le petit autocollant en relief caché dans un coin du lit, boire un peu d'eau et mettre un peu de baume sur mes lèvres, et, en ce moment, juste avant de sombrer dans le sommeil, enfouir mon visage dans un foulard où il y a le parfum de mon amoureux. Et dans ma taie d'oreiller, ici celle à rayures roses, il y a toujours mon doudou, un maillot de bain de ma maman qui me suit depuis que j'ai un an, mais est-ce bien sérieux pour une jeune fille de vingt ans de révéler ce genre de trucs...
dans le métro
Je n'avais vraiment pas le coeur à photographier hier, tendue de tout mon être, la boule au ventre parce qu'un sale type m'a embêté pendant toute la durée du trajet - peut-être aurais-je dû le prendre en photo, lui, ça l'aurait décontenancé - je me suis rattrapée aujourd'hui. Voilà mon métro.
turquoise vermillon
Les murs de l'appart' où je vis affichent de drôles de couleurs, laissées par l'occupant précédent. Il y du bleu, du rouge, et aussi un peu de rose. J'aime bien le matin quand le store reproduit sur le mur des rayons de soleil bien rectilignes, comme ceux que je dessinais petite. Et c'est l'heure de mon premier thé de la journée, dans mon grand grand mug ( enfin, là, ce n'est même plus un mug ) ikéa tout blanc, très pratique parce que je n'ai pas de théière ici. Et pendant que ça infuse, un tour obligé sur internet, avant de regarder l'heure et de courir, vite vite. Hop, une robe, une écharpe, les clés, je dévale l'escalier, je défais l'antivol du vélo, je pédale oh oui je pédale vite, le vent frais sur le visage, et les talons qui se prennent dans les pédales alors je lève les jambes et ça file tout seul. Je range le vélo, je cours, ma carte vite, hop je passe le tourniquet, je cours dans les escalators et dans le petit escalier, je déboule sur le quai, et je vois tous les visages tournés vers moi, surpris. C'est vrai qu'ici ce n'est pas comme à Paris, personne ne court, et les métros sont plus rares. Alors je prends un air digne, comme si "non non je ne courrais pas enfin, qu'est ce que vous croyez" et je marche jusqu'au bout du quai, où il y a toujours le même garçon. On se jauge et puis on monte dans le métro. Un changement, un bus avec une cloche à actionner pour demander à débarquer, hop je descends, je cours encore un peu, et puis j'arrive à la fac. Juste le temps de manger un bout à la cafet' et c'est parti pour six heures. de cours. Quand je rentre, le thé au fond du mug blanc ikéa est froid, et le sachet tout rabougri.
- et c'était la pause thé, premier jour de mon thème quotidien avec mapivoine, à vous les studios -























