02 février 2010

f é v r i e r

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12 février 2009

mes dix doigts et moi

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Avec mes dix doigts je sais caresser... le chat / tapoter... les oreillers / pincer... les joues d'Anouk / effleurer... le cou de V. / pétrir... la pâte brisée / attacher... mes laçets / coudre... des poupées / ébourrifer... les cheveux / donner... des cadeaux / pianoter... sur le clavier de mon mac / écrire... dans mes carnets / gribouiller... sur la liste des courses / prendre... des photos / jouer... de l'accordéon.
 

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29 janvier 2009

la tête à l'envers

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Whooo !
C'est pour ici.

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16 janvier 2009

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Quand je n'avais pas encore de blog, mais que j'en lisais des tonnes, il y a une chose qui me plaisait beaucoup, c'était les self portrait tuesday. Quelque chose qui rassemblait à la fois photo, petit moment du quotidien, et parfois mise en scène rigolote, j'adorais ! Je me souviens de plein plein plein d'idées géniales chez Ktl, un de mes blogs chouchou de toujours, et aussi de madame Lao qui se brossait les dents. C'était il y a deux ans tout ça. Et puis j'ai vu chez Manue que ça revenait et que le premier thème était "in the kitchen" et cette fois-ci, j'ai un blog ! Alors me voilà dans ma cuisine, avec ma part de tarte aux mandarines faite hier pour mon amoureux. Ma main fait un drôle de mouvement je trouve. Mais, ce n'est pas tout. Les self portrait tuesday que j'ai aperçu ça et là sont sous forme de polaroids. Et là, j'avoue que je grogne un peu. Parce que ce petit logiciel trop chouette, ça fait belle lurette que je l'avais découvert [ j'avais pris comme cobaye les petits cadeaux d'Audrey ]. Mais, je m'étais bien gardé de divulguer l'info, héhé, parce que bon, les polas et moi, c'est une grande histoire d'amouuuuuur. Alors des faux polas, moui, pourquoi pas, surtout que ça va bientôt disparaître, mais bon, pouvoir faire différentes versions, ajouter des traces de doigts,  simuler des ratés, ça ne me plaisait pas tellement. Les polas c'est rare, et comme c'est rare, c'est précieux. Un pola c'est un one shot. Faut être sûr de soi. Ça demande de la concentration. Et c'est vrai qu'en voir pulluler partout sur la blogo, ça me fait un drôle d'effet. Bon, là je fais un peu la fille hyper réac, et c'est moche. Je vais donc grogner dans mon coin, et puis quand la mode sera passée, je ressortirai mes vrais polas, et je vous montrerai mon futur appareil à instantanés ( oui parce qu'il n'y a pas que les polaroids ). En attendant, je fais d'autres photos, et on peut en trouver quelques unes là. C'est le grenier de ma maison. Attention hein, pas n'importe quel grenier. Un grand grenier, avec un lit ancien qui a un matelas tout mou dans lequel on s'enfonce. Il y a bien sûr une grosse courtepointe douillette sous laquelle se coucher, du papier peint et des poutres, une petite lucarne, et des tas de trésors cachés. On peut regarder les photos, le soleil sur le tapis, et le temps qui passe.

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29 mai 2008

un

deux

Je me souviens du souffle retenu avant d'entrer sur scène, puis ce plaisir de danser, de danser à plusieurs, de danser avec, avec les autres, avec la musique, avec soi-même et son corps, ces mouvements coordonnés à la parfection, les projecteurs dans les yeux qui empêchent de voir le public et le temps qui semble s'arrêter dans la seconde juste avant les applaudissements. Je me souviens de ma dernière chorégraphie, de celle-là où l'on a dansé en costumes de messieurs trop grands avec des gants pour la vaisselle de quatre couleurs différentes, moi j'avais les roses. C'était il y a trois ans, le temps où le corps était encore insouciant, le corps d'une jeune fille qui grandit, et devient femme, où la tête et le coeur sont ivres d'apprendre à aimer, et d'apprendre à être aimés. Quand on se souvient de ce temps-là, on ne voit que des jours de printemps et des rayons de soleil, la jeune fille qu'on était, celle qui avait les cheveux jusqu'aux fesses et qui superposait les jupes. Puis il y eu les dures années d'hypokhâgne et de khâgne, deux annés passées avec mon amoureux, hasard d'être acceptés au même endroit, soulagement puis inquiétude. Les questions qu'on commence à se poser, qu'est ce que ça fait d'être toujours ensemble, de travailler au même endroit, et de vivre à deux dans une seule et même pièce. On découvre alors que l'amour fait aussi souffrir, oh tellement souffrir, et cela même si on s'aime très fort, et que partir de la maison familiale, même si c'est pour aller tout près, ce n'est pas anodin pour une fille de même pas dix-huit ans. Ca fait mal, ça brise le coeur, mais moins que de voir sa maman tomber dans la dépression et son papa désemparé devant cela. Tous les matins il fallait se lever à six heures, prendre un bus pour aller à la gare, attraper le train, descendre quelques stations plus loin, et marcher un quart d'heure jusqu'au lycée, c'était fatiguant, il faisait nuit quand on partait, et nuit quand on revenait, et il fallait encore passer nos nuits à rédiger des dissertations. Alors je suis partie, je ne supportais plus de voir maman comme ça, partagée entre la souffrance de ne pas pouvoir l'aider, et la colère qu'elle ne m'aide pas, elle, après tout c'est elle la maman. Oh il y en a eu des larmes et des cris, des courses folles dans la nuit sur le macadam glissant. Comme dit un proverbe russe "qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison" et ce n'était pas facile d'avoir le coeur scindé en deux, toujours entre des sentiments contradictoires, et d'apprendre à vivre entre deux endroits, même si proches. J'ai tenu bon l'année d'hypokhâgne, soutenue par mon amoureux, mais l'année de la khâgne a été dure. Plus que ma raison, c'est mon corps qui en a pâti, ne plus avoir le temps pour rien, et sûrement pas pour danser, ni pour aller faire le marché avec papa comme avant, et faire la cuisine avec lui, manger n'importe quoi, se remplir de nourriture parce qu'on se sent vide, et inutile, et avoir de plus en plus l'envie de ne plus jamais quitter son lit. Oui, rester là, que personne ne nous parle, qu'on nous laisse seulement dormir. Il m'en a fallu du temps pour me convaincre de (re)mettre un pied en dehors de la couette, du temps et beaucoup d'amour. Ma maman s'en est sortie, ou du moins va beaucoup mieux, elle passe son temps dans le jardin, et n'entend jamais le téléphone mais on lui pardonne, dans la maison sur pilotis on entend à nouveau les rires et les disputes, mais surtout les rires. Je veux maintenant panser mon corps meurtri, et soigner mon coeur, mais je suis si heureuse de sauter la barrière tous les soirs pour aller à la maison, c'est aussi pour ça que je les aime tant, c'est parce que ça n'a pas toujours évident. On va habiter tout près d'eux, je veux mettre les mains dans la terre avec maman, qu'on y puise toutes les deux de la force, et qu'on y fasse pousser les plus belles des fleurs, je veux lui montrer que je l'aime de cet amour qui noue le ventre et le coeur, je voudrais tellement qu'elle soit fière de moi. Tout ce tumulte en moi, je l'envisage maintenant comme la manière que j'ai eu de devenir adulte, et femme.
Maintenant, je veux devenir moi.

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06 mai 2008

démons

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En ce moment, je travaille nuit et jour sur un dossier à rendre pour mon cours sur le cinéma d'épouvante américaine. Il s'intitule "Nowhere and fast", la figure du diable dans Twin Peaks, Fire Walk With Me de David Lynch (1992) ; étude comparative avec Le Horla de Guy de Maupassant, Démons et Merveilles de Howard Phillips Lovecraft  The Exorcist de William Friedkin, Délivrance de John Boorman et 2001 : l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. Je trouve que ces photos sont tout à fait dans une ambiance lynchéenne, il y a le rouge et le noir, le reflet de l'écran dans mes lunettes... pour un peu, je serais moi-même transformée en figure du diable ! Il faut dire que ce sujet m'obsède, qu'il est très pesant et que j'ai très envie d'en finir avec lui. Mon amoureux m'emmène à Bruxelles fin mai ou début juin, quand on aura enfin une trève dans nos travaux respectifs. J'ai hâte de sortir la tête de cette esthétique glauque et d'enfin respirer le printemps comme ces jours-ci chez mes parents, de profiter des petits verres de vin rosé sur la terrasse, et de découvrir cette ville dont on m'a tant parlé, et qui semble cacher tant de merveilles.

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03 mai 2008

verres de rouge et vert de rage

vertabre

verte

monpetitarbre

Du vert pour celle qui signe pivoine rose, trois verts différents en fait, celui de mon grand arbre, si majestueux ; celui que mon macbook me met aux joues avec une de ses fonctions rigolote, en m'enlevant mes taches de rousseur au passage, que c'est étrange de se voir avec une peau "sans rien", pour un peu je me sentirai nue ; et celui de mon petit arbre, qui est en fait un bouquet de persil, mais dont je peine à me servir tellement il me fait penser à une espèce d'arbuste qui serait disparue et miniature.. Qu'est-ce qu'on peut s'inventer comme histoires sur les objets de la maison, n'est-ce pas ? ( Oh et puis il y a plein de vert aussi dans le billet précédent, moi qui pensais que c'était une couleur qui ne m'inspirerait pas, il faut croire que finalement si.. ça sent le printemps ! )

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11 avril 2008

J'ai vu que les autoportraits fleurissaient sur les blogs, alors j'ouvre une nouvelle rubrique. Ce n'est pas que j'ai une tendance narcissique mais je trouve que le soi-même est un bon sujet d'étude, du coup j'ai pas mal de photos de moi. Après tout on se connaît mieux que personne alors c'est intéressant, je trouve, d'arriver à se capter dans des moments qui sont significatifs..
Hors du cadre et photo floue, ces deux-là parlent d'elles-mêmes.


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Posté par polaroidgirl à 18:23 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]


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